Translate

Pourquoi ce Blog ?

Si tu as la volonté d'y arriver, alors tu y arrivera.
Réapprendre à parler en groupe, à respirer et à reprendre confiance en soi.

Nombre total de pages vues

Qui êtes-vous ?

Ma photo
Assistante maternelle Animatrice, Guitariste, Médium, Magicienne et Ventriloque, j'ai fais beaucoup d'animation en village de vacance (dans les club enfants de 3 mois à 12 ans). J'ai pas mal voyager. Je vis dans un village tranquille depuis 2005.

Quelques règles à retenir

La première règle exige de prendre l'habitude de parler lentement, bégaiement ou pas. Elle est recommandée pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il est généralement admis de parler lentement; votre élocution n'en sera que plus variée, plus détendue et se conformera davantage aux procédures thérapeutiques usuelles de contrôle du bégaiement.
Acceptant temporairement le fait que vous soyez une personne qui bégaie, prenez la ferme résolution de faire un effort spécial pour toujours parler lentement. Cela sera difficile si vous avez l'habitude de parler vite. Parler lentement chaque fois que vous prendrez la parole pourra exiger un certain effort.

Il pourrait vous être utile de prévoir de cinq à dix minutes par jour pour vous pratiquer à parler seul, lentement. Lorsque vous êtes seul, lisez un texte à un débit décroissant graduellement jusqu'à atteindre celui auquel vous parlerez avec d'autres. Choisissez des sujets que vous connaissez et parlez-en lentement.

En présence d'autres personnes, résistez toujours au désir d'empressement. Lorsque vous prenez la parole, vous avez parfois un sentiment de quasi-panique, d'urgence ou de précipitation. Vous avez l’impression "d’être pressé par le temps", que vous ne devez pas perdre de temps, et vous ressentez une compulsion à parler rapidement, sans prendre le temps de vous exprimer de propos délibéré et de façon détendue. Faites de votre mieux pour résister à ce sentiment de pression du temps.
"Une des caractéristiques du comportement de la personne bègue est qu’elle ressent fortement une pression dans le temps. Elle doit apprendre à se permettre des pauses dans son élocution, à affronter sa peur du silence, à s'arrêter pour reprendre son souffle pour mieux résister à la pression du temps."
À moins qu'il y ait le feu, les gens attendront que vous ayez dit ce que vous avez à dire. Laissez-les attendre en ne vous dépêchant pas pour dire "allo" en répondant au téléphone. Prenez une pause ! Prenez votre temps.

La deuxième règle. Si vous possédez un magnétophone, c'est le moment propice pour vous enregistrer, surtout si vous n'avez pas encore commencé à parler en appliquant cette première règle.
Enregistrer la façon dont vous bégayez vous fournit une information qui sera utilisée plus loin dans ce programme. Par exemple, écouter un tel enregistrement vous aidera à découvrir ce que vous devrez faire, le cas échéant, pour parler plus lentement.

On peut se demander quelle est la meilleure manière d'enregistrer votre bégaiement. Si vous avez des difficultés à parler au téléphone, placez le microphone à proximité avant de faire plusieurs appels - totalisant au moins cinq, mais de préférence dix minutes d'enregistrement.

Puis prenez le temps d'écouter ces enregistrements.
Parliez-vous lentement et de propos délibéré, avec le débit auquel il vous faut parler ? Plus tard, vous réutiliserez ces mêmes enregistrements pour étudier votre élocution.
Si cela est possible, il serait encore plus profitable d'étudier votre élocution en enregistrant, sur vidéo-caméra, la façon dont vous parlez. Ceci vous permettra, à la fois, de vous voir et de vous entendre.

La troisième règle exige que vous adoptiez l'attitude d'admettre ouvertement, au lieu de le cacher, le fait que vous bégayez. Mais pourquoi devez-vous faire cela alors que vous essayez justement de ne pas être une personne qui bégaie ?

Pour connaître une amélioration, il est préférable de parler ouvertement de votre problème avec les autres. Ce faisant, une partie importante de votre appréhension sera réduite.
Comme la majorité des personnes qui bégaient, vous avez honte de bégayer. Vous tentez de cacher aux autres le fait que vous bégayez. Ce sentiment de honte fait naître en vous cette appréhension ressentie lorsque vous devez parler en certaines circonstances.

Cette appréhension fait aussi naître une tension dans les organes de votre mécanisme de parole, ce qui aggrave vos problèmes. Malheureusement, le fonctionnement de ce mécanisme est à ce point complexe et fragile qu'il lui est très difficile de bien fonctionner en étant tendu. La fréquence et la sévérité de vos difficultés seront généralement proportionnelles à la crainte et à la tension qui seront présentes.

Pour combattre vos pires ennemis - la peur et la tension - il est nécessaire de torpiller la majeure partie de votre honte et de votre émotivité. La dépense d'énergie requise pour cacher votre dysfonction peut être phénoménale. Plusieurs auront recours à de complexes stratégies d'évitement et de camouflage en espérant, généralement en vain, que leur interlocuteur ne pourra constater leur bégaiement. Ce fardeau ne fait que rendre la communication encore plus difficile.
Commencez à travailler sur cette règle avec vos proches, puis avec des inconnus avec qui vous conversez. Je dis que je bégaie. J'avais l'habitude d'essayer de le cacher car ma plus grande crainte était d'avoir à me dévoiler lorsque je rencontrais quelqu'un. Mais maintenant, je me débarrasse de la peur dès les premiers instants.

La quatrième règle suggère d'éliminer - de cesser - tout symptôme secondaire ou mouvement inutile que vous faites en bégayant ou pour tenter d'éviter de bégayer. Bien que la plupart des personnes qui bégaient manifestent de tels comportements inadaptés, il est cependant possible que vous n'en ayez aucun.

Ces habitudes sont ce que les orthophonistes appellent des symptômes secondaires; ce sont ces gestes qui ne sont pas nécessaires à la production du langage. Ils comprennent des mouvements tels que clignotement, fermeture ou fixation des yeux; grimaces faciales; position en saillie ou autre crispation de la bouche; cacher sa bouche avec sa main; mouvements irréguliers ou grattage de la tête; déviation ou poussée des mâchoires; se tirer l'oreille; faire claquer ou tapoter les doigts; jongler avec une pièce; se taper le genou; traîner ou taper des pieds; balancer un bras; mouvements d'une main ou toute autre chose que vous pouvez faire.

Vous avez commencé à avoir de tels mouvements inadaptés parce que, à un moment donné, vous pensiez qu'ils vous aideraient à sortir d'un blocage ou qu'ils vous permettraient de cacher ou d'éviter des difficultés d'élocution. Ils sont probablement devenus parties intégrantes de l'acte de bégayer. Vous serez plus heureux une fois libéré de tels mouvements superflus et déplaisants.
Bien sûr, vous n'avez pas à vous sentir coupable de faire toutes ces choses; mais vous devez vous débarrasser de toute ces habitudes que vous pouvez avoir. Pour ce faire, il_est essentiel d’apprendre à les modifier et à les contrôler. Mais avant de vous y attaquer, il faut identifier ce que vous faites. Il faut donc vous observer lorsque vous bégayez ou que vous tentez de ne pas bégayer. Vous devez être vigilant dans vos observations car ces habitudes sont généralement automatiques et involontaires; par conséquent, vous pourriez ne pas les remarquer.

Il n'est pas facile de vous observer et d'être parfaitement conscient des habitudes que vous utilisez pour éviter des difficultés d'élocution et qui se sont accumulées au cours des ans. À défaut de vous voir bégayer, vous devriez être capable de ressentir ce que vous faites. Après avoir décrit à un membre de votre famille ou à un(e} ami(e) intime ce qu'il (elle) doit surveiller, demandez lui de vous observer et de prendre des notes lorsque vous bégayez.

C'est ici qu'un miroir à votre grandeur vous sera utile pour mieux vous observer. Si vous avez des difficultés à parler au téléphone, faites certains appels tout en vous surveillant dans le miroir. Notez tout mouvement (ou toute posture) inadapté associé à votre bégaiement. N'en oubliez aucun. Pour être certain de ne rien oublier, faites des appels téléphoniques particulièrement difficiles qui augmenteront la pression. Après chacune des situations, compilez vos symptômes dans votre cahier de travail.

Il devrait vous être facile d'identifier un symptôme secondaire évident, bien visible; mais d'autres peuvent être plus difficiles à déceler. Les personnes qui bégaient peuvent ignorer certains de leurs comportements déviants qui sont cependant, pour d'autres, évidents. Vous pourriez être surpris de constater que vous faites des choses que vous ne feriez pas si vous ne bégayiez pas ou si vous n'anticipiez pas de bégayer.

Alors, en travaillant sur cette règle, prenez la résolution de vous observer aussi attentivement que possible.
Si possible, il serait encore plus avantageux d'étudier vos symptômes secondaires en observant votre manière de parler sur vidéocassette. Cela vous permettrait, à la fois, de vous voir et de vous entendre.
 
Cette cinquième règle particulièrement importante exige un effort réel pour éliminer toute habitude d'évitement, de substitution et de procrastination utilisée pour arrêter, cacher ou minimiser le bégaiement. Il est très important de développer une élocution libre de tout évitement.

Pourquoi ne devriez-vous pas éviter de dire votre nom ou de répondre au téléphone lorsque vous sentez que vous pourriez bégayer ? Ou pourquoi est-il néfaste de retarder une action? Ou pourquoi ne pouvez-vous pas substituer, par un mot plus facile à prononcer, un mot sur lequel vous pourriez bégayer? Pourquoi pas ?

Il y a une très bonne raison à cela - et cette raison est très puissante : plus vous utiliserez les évitements, ou les substitutions, plus vous continuerez à utiliser ces béquilles pour éviter des problèmes, plus ces comportements renforceront vos craintes de bégayer. Pourquoi continuer à accumuler des peurs ? S'il y a une chose qu'une personne qui bégaie a besoin plus que toute autre, c'est bien de réduire ses craintes, et certainement pas de les renforcer.

Votre amélioration est-elle plus longue à venir que vous ne l'espériez ? Vous avez eu des rechutes, des régressions ou d'importantes difficultés occasionnelles ? Certaines situations sont encore difficiles ?

Hélas, le bégaiement semble particulièrement susceptible de refaire surface. Malgré vos progrès, vous aurez encore des jours où votre élocution sera plus difficile, des jours où divers facteurs de stress augmenteront votre bégaiement. C'est alors que des séquelles de votre ancien comportement de bégaiement peuvent réapparaitre. Nous devons en effet reconnaitre que plusieurs facteurs vont à l'encontre de vos efforts et peuvent même causer des rechutes et des régressions.

Les rechutes peuvent survenir à cause de votre tendance naturelle à continuer d'utiliser quelques-unes de vos anciennes habitudes réactionnelles de bégaiement, dont les évitements et la tentation de cacher votre bégaiement. C'est que votre instinct naturel influence encore vos réactions en fonction des habitudes que vous aviez acquises depuis des années.

Parfois, vous êtes plus fluide qu'en d'autres occasions.
Pour la plupart des personnes qui bégaient, la sévérité du bégaiement a tendance à varier périodiquement (et sporadiquement.) Cette caractéristique constitue un des facteurs les
plus frustrants du bégaiement. De plus, la plupart des individus traverseront des périodes de relative fluence, remplies d'espoirs, suivies d'épisodes de blocages, pleines, cette fois, de désespoir. Lorsqu'une rechute survient, apprenez à en identifier la cause. Sachez reconnaitre vos difficultés.