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Pourquoi ce Blog ?

Si tu as la volonté d'y arriver, alors tu y arrivera.
Réapprendre à parler en groupe, à respirer et à reprendre confiance en soi.

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Assistante maternelle Animatrice, Guitariste, Médium, Magicienne et Ventriloque, j'ai fais beaucoup d'animation en village de vacance (dans les club enfants de 3 mois à 12 ans). J'ai pas mal voyager. Je vis dans un village tranquille depuis 2005.

Un super pouvoir !

Les bègues sont doté d'un "super-pouvoir" qui leur permettent de percevoir le monde qui les entoure de manière beaucoup plus subtile, en comprenant tous les détails que les autres ne comprennent pas, une sorte de 6ème sens en quelques sortes... Et comme les bègues sont justement les seuls à percevoir cela, ils sont dans l'incapacité de le transmettre et de le communiquer aux autres personnes, d'où leur bégaiement ... : )

Vivre avec son bégaiement 2

Je suis bègue, et alors...Je suis bègue tonico-clonique !

Je suis bègue depuis la petite enfance.

L'école, la pire période de ma vie (surtout en primaire et au collège), tout le monde se moque.
Personne ne me laisser finir une phrase, je ne suis jamais allez chez un orthophoniste.
J'ai réussi à accepter mon bégaiement qu'au lycée, car la mentalité des autres étaient complètement différente de ce que j'avais vécu jusque là.
C'est seulement à l'âge de 25 ans, lorsque j'ai changé de métier, que j'ai pris conscience que je devais faire quelque chose pour mon handicap, car je devais travailler avec des enfants, et leurs parler. D'ailleurs, ce que j'aime dans le fait de travailler avec des enfants, c'est qu'ils ne se moquent pas.

J'ai alors commencé à faire des recherches sur le net, à chercher des exercices de relaxation et des positions de yoga, et différents sports qui me permettent de muscler mon diaphragme.
-  jouer de l'harmonica, chanter, faire le ventriloque (car Bertille ma grenouille m'aide à ne plus bégayer)

Maintenant, quand je parle, je bégaye moins qu'avant, je prends conscience de ma respiration et je parle plus lentement.

 La musique m'a libéré : J'ai enfin pu exprimer ce que j'avais tout au fond de moi !

Quelques règles à retenir

La première règle exige de prendre l'habitude de parler lentement, bégaiement ou pas. Elle est recommandée pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il est généralement admis de parler lentement; votre élocution n'en sera que plus variée, plus détendue et se conformera davantage aux procédures thérapeutiques usuelles de contrôle du bégaiement.
Acceptant temporairement le fait que vous soyez une personne qui bégaie, prenez la ferme résolution de faire un effort spécial pour toujours parler lentement. Cela sera difficile si vous avez l'habitude de parler vite. Parler lentement chaque fois que vous prendrez la parole pourra exiger un certain effort.

Il pourrait vous être utile de prévoir de cinq à dix minutes par jour pour vous pratiquer à parler seul, lentement. Lorsque vous êtes seul, lisez un texte à un débit décroissant graduellement jusqu'à atteindre celui auquel vous parlerez avec d'autres. Choisissez des sujets que vous connaissez et parlez-en lentement.

En présence d'autres personnes, résistez toujours au désir d'empressement. Lorsque vous prenez la parole, vous avez parfois un sentiment de quasi-panique, d'urgence ou de précipitation. Vous avez l’impression "d’être pressé par le temps", que vous ne devez pas perdre de temps, et vous ressentez une compulsion à parler rapidement, sans prendre le temps de vous exprimer de propos délibéré et de façon détendue. Faites de votre mieux pour résister à ce sentiment de pression du temps.
"Une des caractéristiques du comportement de la personne bègue est qu’elle ressent fortement une pression dans le temps. Elle doit apprendre à se permettre des pauses dans son élocution, à affronter sa peur du silence, à s'arrêter pour reprendre son souffle pour mieux résister à la pression du temps."
À moins qu'il y ait le feu, les gens attendront que vous ayez dit ce que vous avez à dire. Laissez-les attendre en ne vous dépêchant pas pour dire "allo" en répondant au téléphone. Prenez une pause ! Prenez votre temps.

La deuxième règle. Si vous possédez un magnétophone, c'est le moment propice pour vous enregistrer, surtout si vous n'avez pas encore commencé à parler en appliquant cette première règle.
Enregistrer la façon dont vous bégayez vous fournit une information qui sera utilisée plus loin dans ce programme. Par exemple, écouter un tel enregistrement vous aidera à découvrir ce que vous devrez faire, le cas échéant, pour parler plus lentement.

On peut se demander quelle est la meilleure manière d'enregistrer votre bégaiement. Si vous avez des difficultés à parler au téléphone, placez le microphone à proximité avant de faire plusieurs appels - totalisant au moins cinq, mais de préférence dix minutes d'enregistrement.

Puis prenez le temps d'écouter ces enregistrements.
Parliez-vous lentement et de propos délibéré, avec le débit auquel il vous faut parler ? Plus tard, vous réutiliserez ces mêmes enregistrements pour étudier votre élocution.
Si cela est possible, il serait encore plus profitable d'étudier votre élocution en enregistrant, sur vidéo-caméra, la façon dont vous parlez. Ceci vous permettra, à la fois, de vous voir et de vous entendre.

La troisième règle exige que vous adoptiez l'attitude d'admettre ouvertement, au lieu de le cacher, le fait que vous bégayez. Mais pourquoi devez-vous faire cela alors que vous essayez justement de ne pas être une personne qui bégaie ?

Pour connaître une amélioration, il est préférable de parler ouvertement de votre problème avec les autres. Ce faisant, une partie importante de votre appréhension sera réduite.
Comme la majorité des personnes qui bégaient, vous avez honte de bégayer. Vous tentez de cacher aux autres le fait que vous bégayez. Ce sentiment de honte fait naître en vous cette appréhension ressentie lorsque vous devez parler en certaines circonstances.

Cette appréhension fait aussi naître une tension dans les organes de votre mécanisme de parole, ce qui aggrave vos problèmes. Malheureusement, le fonctionnement de ce mécanisme est à ce point complexe et fragile qu'il lui est très difficile de bien fonctionner en étant tendu. La fréquence et la sévérité de vos difficultés seront généralement proportionnelles à la crainte et à la tension qui seront présentes.

Pour combattre vos pires ennemis - la peur et la tension - il est nécessaire de torpiller la majeure partie de votre honte et de votre émotivité. La dépense d'énergie requise pour cacher votre dysfonction peut être phénoménale. Plusieurs auront recours à de complexes stratégies d'évitement et de camouflage en espérant, généralement en vain, que leur interlocuteur ne pourra constater leur bégaiement. Ce fardeau ne fait que rendre la communication encore plus difficile.
Commencez à travailler sur cette règle avec vos proches, puis avec des inconnus avec qui vous conversez. Je dis que je bégaie. J'avais l'habitude d'essayer de le cacher car ma plus grande crainte était d'avoir à me dévoiler lorsque je rencontrais quelqu'un. Mais maintenant, je me débarrasse de la peur dès les premiers instants.

La quatrième règle suggère d'éliminer - de cesser - tout symptôme secondaire ou mouvement inutile que vous faites en bégayant ou pour tenter d'éviter de bégayer. Bien que la plupart des personnes qui bégaient manifestent de tels comportements inadaptés, il est cependant possible que vous n'en ayez aucun.

Ces habitudes sont ce que les orthophonistes appellent des symptômes secondaires; ce sont ces gestes qui ne sont pas nécessaires à la production du langage. Ils comprennent des mouvements tels que clignotement, fermeture ou fixation des yeux; grimaces faciales; position en saillie ou autre crispation de la bouche; cacher sa bouche avec sa main; mouvements irréguliers ou grattage de la tête; déviation ou poussée des mâchoires; se tirer l'oreille; faire claquer ou tapoter les doigts; jongler avec une pièce; se taper le genou; traîner ou taper des pieds; balancer un bras; mouvements d'une main ou toute autre chose que vous pouvez faire.

Vous avez commencé à avoir de tels mouvements inadaptés parce que, à un moment donné, vous pensiez qu'ils vous aideraient à sortir d'un blocage ou qu'ils vous permettraient de cacher ou d'éviter des difficultés d'élocution. Ils sont probablement devenus parties intégrantes de l'acte de bégayer. Vous serez plus heureux une fois libéré de tels mouvements superflus et déplaisants.
Bien sûr, vous n'avez pas à vous sentir coupable de faire toutes ces choses; mais vous devez vous débarrasser de toute ces habitudes que vous pouvez avoir. Pour ce faire, il_est essentiel d’apprendre à les modifier et à les contrôler. Mais avant de vous y attaquer, il faut identifier ce que vous faites. Il faut donc vous observer lorsque vous bégayez ou que vous tentez de ne pas bégayer. Vous devez être vigilant dans vos observations car ces habitudes sont généralement automatiques et involontaires; par conséquent, vous pourriez ne pas les remarquer.

Il n'est pas facile de vous observer et d'être parfaitement conscient des habitudes que vous utilisez pour éviter des difficultés d'élocution et qui se sont accumulées au cours des ans. À défaut de vous voir bégayer, vous devriez être capable de ressentir ce que vous faites. Après avoir décrit à un membre de votre famille ou à un(e} ami(e) intime ce qu'il (elle) doit surveiller, demandez lui de vous observer et de prendre des notes lorsque vous bégayez.

C'est ici qu'un miroir à votre grandeur vous sera utile pour mieux vous observer. Si vous avez des difficultés à parler au téléphone, faites certains appels tout en vous surveillant dans le miroir. Notez tout mouvement (ou toute posture) inadapté associé à votre bégaiement. N'en oubliez aucun. Pour être certain de ne rien oublier, faites des appels téléphoniques particulièrement difficiles qui augmenteront la pression. Après chacune des situations, compilez vos symptômes dans votre cahier de travail.

Il devrait vous être facile d'identifier un symptôme secondaire évident, bien visible; mais d'autres peuvent être plus difficiles à déceler. Les personnes qui bégaient peuvent ignorer certains de leurs comportements déviants qui sont cependant, pour d'autres, évidents. Vous pourriez être surpris de constater que vous faites des choses que vous ne feriez pas si vous ne bégayiez pas ou si vous n'anticipiez pas de bégayer.

Alors, en travaillant sur cette règle, prenez la résolution de vous observer aussi attentivement que possible.
Si possible, il serait encore plus avantageux d'étudier vos symptômes secondaires en observant votre manière de parler sur vidéocassette. Cela vous permettrait, à la fois, de vous voir et de vous entendre.
 
Cette cinquième règle particulièrement importante exige un effort réel pour éliminer toute habitude d'évitement, de substitution et de procrastination utilisée pour arrêter, cacher ou minimiser le bégaiement. Il est très important de développer une élocution libre de tout évitement.

Pourquoi ne devriez-vous pas éviter de dire votre nom ou de répondre au téléphone lorsque vous sentez que vous pourriez bégayer ? Ou pourquoi est-il néfaste de retarder une action? Ou pourquoi ne pouvez-vous pas substituer, par un mot plus facile à prononcer, un mot sur lequel vous pourriez bégayer? Pourquoi pas ?

Il y a une très bonne raison à cela - et cette raison est très puissante : plus vous utiliserez les évitements, ou les substitutions, plus vous continuerez à utiliser ces béquilles pour éviter des problèmes, plus ces comportements renforceront vos craintes de bégayer. Pourquoi continuer à accumuler des peurs ? S'il y a une chose qu'une personne qui bégaie a besoin plus que toute autre, c'est bien de réduire ses craintes, et certainement pas de les renforcer.

Votre amélioration est-elle plus longue à venir que vous ne l'espériez ? Vous avez eu des rechutes, des régressions ou d'importantes difficultés occasionnelles ? Certaines situations sont encore difficiles ?

Hélas, le bégaiement semble particulièrement susceptible de refaire surface. Malgré vos progrès, vous aurez encore des jours où votre élocution sera plus difficile, des jours où divers facteurs de stress augmenteront votre bégaiement. C'est alors que des séquelles de votre ancien comportement de bégaiement peuvent réapparaitre. Nous devons en effet reconnaitre que plusieurs facteurs vont à l'encontre de vos efforts et peuvent même causer des rechutes et des régressions.

Les rechutes peuvent survenir à cause de votre tendance naturelle à continuer d'utiliser quelques-unes de vos anciennes habitudes réactionnelles de bégaiement, dont les évitements et la tentation de cacher votre bégaiement. C'est que votre instinct naturel influence encore vos réactions en fonction des habitudes que vous aviez acquises depuis des années.

Parfois, vous êtes plus fluide qu'en d'autres occasions.
Pour la plupart des personnes qui bégaient, la sévérité du bégaiement a tendance à varier périodiquement (et sporadiquement.) Cette caractéristique constitue un des facteurs les
plus frustrants du bégaiement. De plus, la plupart des individus traverseront des périodes de relative fluence, remplies d'espoirs, suivies d'épisodes de blocages, pleines, cette fois, de désespoir. Lorsqu'une rechute survient, apprenez à en identifier la cause. Sachez reconnaitre vos difficultés.

La musique comme un outil thérapeutique

La musicothérapie : La musique existe depuis plus de 50000 ans.

La musicothérapie est une intervention centrée sur le sujet dans son rapport avec la communication. Elle trouve ses racines dans le monde sonore qui constitue notre environnement : les bruits, les voix, les sons (sans oublier les sons de la langue), le silence, le souffle, le mouvement.

On définit la musicothérapie comme étant l’utilisation des éléments constitutifs de la musique (la vibration, le rythme, le son, la mélodie, l'harmonie) et, bien entendu la musique elle-même, afin d’ouvrir des canaux de communication.

Dans la musicothérapie active, on utilise un instrument, ou le corps, pour entrer en communication et établir une relation non verbale là où les mots n’arrivent plus à se dire car l'expression orale est difficile voire impossible.
 La musicothérapie, entre dans le champs des thérapies à médiation musicale et diffère des techniques dites "psycho musicales".
Les techniques psychomusicales touchent plutôt le domaine de la relaxation. Il n'y a pas de recherche psychique exprimée par le patient sur son inconscient ou sur son passé. Il n'y a pas besoin de revenir en arrière sur le questionnement du patient. En revanche, dans le cadre de travail de la musicothérapie, c'est une psychothérapie, donc il y a un processus de régression ou de retour en arrière sur l'inconscient du patient.
 
T'as le droit de perdre, mais pas d'abandonner...

Méthode pour ne plus bégayer

Lorsque vous choisissez une méthode, vous devez garder à l'esprit les deux points suivants :
1-  Le bégaiement ne peut pas  être éliminé du jour au lendemain. Vous bégayez depuis plusieurs années, voir même dizaines d'années, et bien sûr le bégaiement ne va pas disparaître aussi facilement. Quelle que soit l'approche thérapeutique choisie, il vous faudra plusieurs semaines ou même plusieurs mois avant que vous puissiez éliminer le bégaiement. Il faut considérer avec beaucoup de méfiance les méthodes prétendant "guérir" le bégaiement en quelques jours.
 2- Le bégaiement n'est pas seulement un trouble de la parole mais aussi un trouble de la communication et du comportement. Le bégaiement peut être comparé à un iceberg, les troubles de la parole ne représentant que la partie immergée de cet iceberg. Le gros de l'iceberg comprend non seulement les troubles de la communication et du comportement, mais aussi des sentiments négatifs de honte, de culpabilité, d'embarras etc…
Traiter soi-même son bégaiement (auto-thérapie)
C'est la méthode la moins coûteuse et la plus efficace pour guérir le bégaiement; C'est pourquoi je vous la recommande en priorité.
Pour commencer le traitement, il vous suffit de consacrer 30 minutes à une heure par jour à faire des exercices simples. Vous allez probablement remarquer des améliorations importantes de votre élocution en quelques semaines et vous devriez arriver à éliminer le bégaiement en quelques mois.
Si vous choisissez l'auto-thérapie, vos efforts seront très probablement couronnés de succès.

Méthode douce
Les syllabes

BONJOUR CA VA BIEN
Donc phrase à cinq syllabes.

BON           Que l’on identifie au pouce
JOUR          A l’index
CA              Au majeur
VA              A l’annulaire
 BIEN         A l’auriculaire.


En inspirant lentement, je pense à ce que vais dire et tout en expirant je lâche ma phrase, avec l’aide des cinq doigts de ma main.

Exemple 1: J’inspire lentement et profondément, en prenant conscience que mon ventre se gonfle en même temps que je prépare ma phrase et ensuite j’expire lentement et je prononce sans empressement mon énoncé tout en prenant conscience que mon pouce va m’aider à décrocher ma première syllabe, en même temps que mon ventre se dégonfle.
Exercice 2 : 2 Syllabes, j’inspire profondément, j’expire "BONJOUR" Pouce puis Index. J’inspire.
Exercice 3 : 3 Syllabes, j’inspire encore plus profondément, j’expire "CA VA BIEN" Majeur, Annulaire et Auriculaire. J’inspire.

Continuez cette exercices avec d'autres phrases :
- bonjour, je voudrais une baguette, s'il vous plait.
- bonjour, je cherche mon chemin, pouvez-vous m'aider ?

Faites vous une liste de phrases pour vous aider.

Chaque début et fin de phrase doivent être calculés comme ci-dessus, avec des prises de conscience d’inspiration et d’expiration, avec l’aide des cinq doigts de la main, qui représentent 5 syllabes, il faut toujours revenir et commencer par le pouce, pour démarrer et énoncer une conversation.

Attention il n’y a pas de miracle !

Bien que l’efficacité de la méthode soit démontrée très rapidement,
Il y a la volonté de chacun de vouloir vraiment se sortir de son bégaiement.

Pour cela il faut appliquer scrupuleusement cette méthode, car toutes démarches que l’on effectue même les plus anodines, demandent un effort de volonté sur soi- même, et cela sans fainéantise.

Méthode de respiration lente

Les règles à suivre :

1 : parler plus lentement
2 : inspirer profondément
3 : faire des exercices de relaxation, visualisation, réapprendre à respirer
4 : évacuer son stress en tapant dans un puching bag
5 : accepter le fait que vous bégayer
6 : se détendre
7 : oublier le regard les autres, car, ça c'est le pire, et ça coupe toutes les communications
8 : s'entrainer tous les jours, seul ou au téléphone

Cette méthode fonctionne !

Se vider la tête en trouvant une passion, un objectif, faire un sport de groupe, apprendre à jouer un instrument de musique, sortir.
Réapprendre à vivre, à parler en groupe, à sortir en boite pour se lâcher, ne plus stresser.

Méthode pour diminuer le bégaiement

Cette méthode fonctionne, il faut juste avoir la volonté d'y arriver
Organisme sans but lucratif voué à la prévention et à l'amélioration des thérapies pour le bégaiement.

« Pour être efficace, une thérapie doit être pratiquée à plein temps. Vous devez avoir l'impression d'être sur la bonne voie tout en étant bien déterminé à mettre ce programme en pratique. Planifiez bien votre travail puis travaillez-y plus fort que jamais auparavant.

Vous pouvez apprendre à contrôler votre difficulté d'élocution. Ceci est possible par une modification de vos sentiments et de vos attitudes ainsi que par l'élimination ou la correction des gestes erronés associés à vos blocages de bégaiement. »
« Parmi les personnes qui bégaient, il y en a toujours qui ne peuvent obtenir une aide professionnelle alors que d'autres semblent ne pas pouvoir tirer profit d'un tel support. Certains préfèreront être leur propre thérapeute. Étant moi-même une personne qui bégaie, ma connaissance approfondie des difficultés inhérentes à une auto-thérapie m'a permis d'identifier une série d'objectifs et de défis qui devraient servir de guide à la personne emprisonnée dans le marécage lugubre du bégaiement et qui désire s'en sortir. »
Il vous faut d'abord admettre la nécessité de changer, vous devez vraiment souhaiter faire quelque chose pour améliorer votre élocution. Bien que difficile, votre engagement devra être total : pas même une petite parcelle de vous doit s'y opposer. Ne croyez surtout pas qu'un jour vos blocages disparaitront comme par enchantement. Il n'existe pas de potion magique, ni de pilule miracle pour guérir le bégaiement.
Ne perdez pas votre temps à attendre inutilement le moment propice où viendra l'inspiration - il vous faut la trouver, la créer.
Même si votre manière actuelle de parler n'est pas particulièrement plaisante, elle a le mérite de vous être familière. Devant l'inconnu nous avons peur.
Pour atteindre cette amélioration durable que vous désirez, vous devez être disposé à tolérer un inconfort temporaire, peut-être même une certaine agonie. Personne ne vous promet un jardin de roses.
Pourquoi ne pas prendre, dès maintenant, le temps et mettre l'effort requis pour vous libérer, une fois pour toute, de votre élocution insoumise ? Comment y arriver ?
En décomposant la problématique du bégaiement pour en résoudre, une à une, ses composantes. Personne n'a dit que cela était facile. Pouvons-nous commencer ?
"Pour réussir une thérapie, il est essentiel que la personne qui bégaie soit convaincue de pouvoir gérer son élocution. Elle doit faire preuve d'un esprit combatif et avoir la détermination de supporter des épreuves et, si besoin est, des privations - le doute, le pessimisme et la passivité étant les pires ennemis de l'amélioration personnelle."
C'est avec conviction que nous affirmons que l'individu qui bégaie n'a pas à capituler devant sa difficulté d'élocution. Vous pouvez en effet modifier votre manière de parler. Vous pouvez apprendre à communiquer plus aisément, sans effort. Bien qu'il n'y ait aucun moyen facile et rapide de s'attaquer au problème, une auto-thérapie s'avérera efficace si vous procédez comme il se doit.
Il se peut que votre expérience vous ait rendu sceptique face à tout programme qui prétend offrir une solution à votre problème. Peut-être avez-vous par le passé entrepris différents traitements pour, finalement, en être déçu et désillusionné. Je vous décris ce que vous pouvez et devez faire pour gagner confiance en vous et vaincre vos difficultés.
Je vous suggère un programme de thérapie logique et pratique basé sur des méthodes et des procédures qui ont été utilisées avec succès dans plusieurs universités et cliniques de la parole. Cette approche thérapeutique a démontré ses résultats. S'il existait une façon plus facile et meilleure d'apprendre à contrôler le bégaiement, nous vous la recommanderions.
Nous partons de deux convictions. La première, c'est que votre mécanisme de la parole n'a aucune défectuosité physique qui vous empêcherait d'atteindre une élocution plus fluide. Après tout, ne pouvez-vous pas parler sans bégayer lorsque vous êtes seul, que personne ne vous entend ni ne vous observe ?
"La personne qui bégaie doit résoudre ses propres problèmes, personne d'autre ne pouvant faire ce travail pour elle."
Si vous êtes vraiment intéressé à travailler sur votre élocution, il vous faudra une forte motivation pour vaincre vos difficultés ainsi qu'une véritable détermination pour appliquer les transferts et les procédures suggérées.

Vous devriez être capable de contrôler votre bégaiement et de parler facilement, sans anomalie. Si d'autres ont vaincu leur bégaiement, vous le pouvez aussi. La meilleure façon de juger de l'efficacité d'une thérapie n'est-elle pas de l'expérimenter et, ainsi, de laisser les résultats parler d'eux-mêmes ?
Il nous faut spécifier qu'il existe des différences entre les individus qui bégaient. Chez certains le bégaiement est léger alors que pour d'autres il est sévère; de plus, dans la plupart des cas, la fréquence et la sévérité du bégaiement varient de temps à autres et de situation en situation. Parfois, un individu qui bégaie parlera avec une très bonne fluidité, avec peu ou pas de difficulté; en d'autres occasions, il aura des problèmes considérables à s'exprimer, particulièrement lorsque le message à transmettre est important. Parce que ce désordre de la parole empire habituellement selon certains environnements et dans certaines circonstances, il en devient encore plus frustrant.
Lorsqu'une personne qui bégaie est embarrassée ou qu'elle anticipe des difficultés à s'exprimer dans une situation donnée, elle est alors susceptible de voir ses difficultés augmenter. Comme l'a déjà dit un individu qui bégaie: "Si vous ne pouvez vous permettre de bégayer, vous bégaierez. »
Le bégaiement devient encore plus évident lorsqu'on nous demande de dire notre nom ou lorsqu'on doit s'adresser à des personnes détenant une certaine autorité, dont d'éventuels employeurs, les enseignants, en présentant quelqu'un d'autre, en s'adressant à des groupes ou en parlant au téléphone. Par contre, la personne qui bégaie peut n'avoir que peu ou pas de problème lorsqu'elle parle seule (à elle-même), à un enfant ou à un animal.
On doit également reconnaitre que les réactions, les facteurs et les conditions qui déclenchent le bégaiement diffèrent beaucoup d'un individu à l'autre. Chaque individu ayant développé ses propres habitudes de bégaiement, il n'y a donc pas deux personnes bégayant de la même manière. Parce que les individus qui bégaient ont une grande variété de traits de personnalité, vos réactions peuvent différer de celles des autres.
La plupart des individus qui bégaient ont des capacités qui s'avèrent quelque peu étonnantes. Généralement, presque tous les individus qui bégaient n'ont que peu ou pas de difficulté en chantant, en criant, en murmurant ou en lisant ou parlant à l'unisson.
Si vous n'avez pas de difficulté à parler lorsque vous êtes seul ou que vous lisez ou parlez à l'unisson, alors c'est que vous avez la capacité physique de parler normalement.
Étant donné que vous avez la capacité physique de parler normalement, on peut en déduire que des facteurs psychologiques tels la peur et l'anticipation de la peur (l'appréhension) puissent être responsables des tensions superflues présentes dans votre mécanisme de la parole, tensions qui peuvent, en grande partie, être responsables de vos difficultés.
Précisons que cela n'implique aucunement la présence d'une déficience mentale puisqu'il est généralement reconnu que le Q.I. (quotient intellectuel) des individus qui bégaient est normal sinon supérieur à la moyenne.
D'importantes recherches ont été et sont toujours entreprises pour identifier un facteur neurologique potentiel, sur la dominance d'un hémisphère cérébral sur l'autre et autres irrégularités pouvant occasionner un manque de coordination des muscles intervenant dans la parole et qui résulte en bégaiement. Il est également possible que des facteurs héréditaires jouent un rôle chez certains individus qui bégaient.
Peu importe la ou les causes, vous devez vous concentrer sur ce que vous faites présentement pour perpétuer et maintenir votre difficulté d'élocution, non pas sur ce qui s'est produit par le passé.
Vous n'avez aucune raison de passer le reste de votre vie à bégayer de façon impuissante. Vous pouvez gagner confiance en votre capacité à communiquer librement. Si d'autres y sont arrivés, alors vous le pouvez aussi.
Avant de décrire les étapes de cette thérapie, on doit aborder certains facteurs loin d'être négligeables. Puisqu'ils peuvent influencer votre attitude, vos croyances ainsi que votre approche du travail, ces facteurs ont un rapport direct avec la thérapie.
Certains éléments peuvent grandement influencer vos progrès en thérapie. Ils sont : vos sentiments, vos émotions, les distractions, le support de quelqu'un d'autre et, enfin, votre motivation. Commençons par analyser comment vos sentiments et vos émotions peuvent contribuer à accroitre vos difficultés.
Les émotions ressenties par l'individu peuvent générer tellement de peur et d'anxiété qu'elles affectent son attitude et sa perception générales de la vie et des autres. Par conséquent, le bégaiement peut altérer la personnalité de l'individu. Mais en vous désensibilisant (en dédramatisant) et en réalisant que vous n'avez pas à paniquer lorsque vous anticipez le bégaiement ou que vous bégayez, votre amélioration n'en sera que plus rapide.
Car lorsque cette peur est dominante, elle produit une tension dans votre mécanisme de parole, ce qui vous fait bégayer davantage. Parfois, cette peur est à ce point forte que vous devenez frénétique, paralysant ainsi votre pensée, perdant tous vos moyens d'agir.
La peur et l'anxiété peuvent freiner votre désir de vous impliquer dans certaines situations ou de vivre des expériences qu'autrement vous aimeriez vivre. Une telle limitation peut générer la honte et un inconfort général accrus; et plus vous devenez frustré, plus vous êtes susceptible de bégayer. Votre bégaiement est donc directement proportionnel au degré de peur que vous ressentez.
La peur créant une tension musculaire excessive, sa réduction devient donc un objectif majeur en thérapie. Cette tension générée par la peur joue un rôle prépondérant dans la manifestation du bégaiement et peut s'avérer, nous l'avons vu, la cause immédiate qui déclenche vos difficultés. En ne vous efforçant pas de parler avec fluence, vous bégayerez moins ou vous bégayerez autrement, d'une manière moins gênante.
Apprendre à se relaxer contribue toujours à améliorer l'élocution, notre santé en général et notre bien-être.
C'est un principe fondamental que d'affirmer que plus vous serez calme, "passif" et détendu, moins vous bégayerez. C'est la raison pour laquelle vous serez invité à parler délibérément d'une façon plus douce, plus lente, plus facile, ce qui vous aidera à communiquer de manière plus calme, plus détendue.
La relaxation de certains muscles s'avère encore plus importante que la relaxation générale. En localisant les régions où se situe la tension la plus élevée, vous pourrez apprendre à relaxer ces muscles tout en parlant. Il existe certaines méthodes de relaxation musculaire qui sont utiles dans certaines circonstances.
Ces exercices n'impliquent que certains muscles, plus précisément ceux que nous utilisons pour contrôler les lèvres, la langue, la bouche, la respiration et, dans une certaine mesure, les cordes vocales. Lorsque vous êtes seul et détendu, pratiquez-vous à créer ces tensions de façon délibérée, puis à relaxer ces muscles. Il serait certainement bénéfique que vous appreniez à relaxer ces muscles tout en parlant.
La pratique régulière d'exercices physiques est aussi recommandée. L'activité physique n'est pas seulement salutaire pour la santé; elle contribue également à la confiance en soi qui fait tant défaut chez les personnes qui bégaient.
Après tout, n'est-il pas vrai que l'exercice physique contribue à un meilleur maintien, à tenir la tête bien droite et les épaules légèrement vers l'arrière ? Cette attitude affirmative contribue à la confiance en soi, à cette impression que vous êtes aussi bon (ou meilleur) que le voisin. En ce domaine, l'exercice physique ne peut que vous aider.
Il peut vous être très salutaire d'adopter, en tout temps, une attitude positive. Dites-vous que non seulement vous pouvez, mais que vous parviendrez à maîtriser vos difficultés.
Vos progrès seront plus rapides en adoptant une attitude affirmative combinée à des techniques de fluence. Soyez affirmatif, croyez en vous et ayez confiance dans le couronnement de vos efforts.
Même si les bénéfices n'en seront que provisoires, cette procédure s'adresse surtout aux personnes qui ont besoin d'une réduction immédiate de la sévérité de leur bégaiement. Malgré cela, nous vous suggérons de pratiquer cette procédure expérimentale puisqu'elle peut vous aider à vous exprimer avec une fluence accrue.
Elle exige que vous parliez d'une manière très lente, avec des amorces douces et des prolongations. Parler lentement équivaut à prendre au moins une seconde pour "glisser" sur le premier son de chaque mot (syllabe). Puis il vous faut continuer à prolonger les sons, les syllabes et les mots d'une manière lente, avec des amorces douces.
Cette manière de parler lentement, avec des amorces douces, spécialement pour amorcer les mots, ne peut que vous aider. Elle peut s'avérer particulièrement efficace pour ceux qui ne sont que très peu émotifs à cause de leur bégaiement.
Cette manière de parler doucement, lentement, avec des amorces douces, doit être utilisée autant avec les mots non-craints qu'avec les mots craints. En fait, vous devez le faire constamment en parlant jusqu'à ce que vous maîtrisiez cette technique.
Cela signifie aussi de parler avec fermeté, votre voix glissant aisément sur les sons des mots, avec des mouvements légers et relâchés des lèvres, de la langue et de vos mâchoires.

1: HABITUEZ-VOUS À TOUJOURS PARLER LENTEMENT ET BEAUCOUP, QUE VOUS BEGAYEZ OU NON.

Pour contribuer à réduire votre sentiment de "pression du temps", nous vous suggérons, en parlant, de faire de fréquentes et courtes pauses entre les phrases.
"Ralentir votre débit est un puissant moyen de réduire le bégaiement."

2: LORSQUE VOUS COMMENCEZ A PARLER, FAITES-LE AISEMENT, DOUCEMENT, SANS FORCER ET EN PROLONGEANT LES SONS INITIAUX DES MOTS QUE VOUS CRAIGNEZ.

Cette recommandation des plus importantes implique, lorsque vous bégayez, de glisser sans effort et doucement sur les mots et d'une façon aussi calme et détendue que possible. Si vous pouvez appliquer cette règle tout en vous permettant de bégayer plus facilement, non seulement la sévérité de votre bégaiement diminuera-t-elle mais, également, sa fréquence.
De plus, cette règle vous recommande, tout en parlant doucement, de prolonger le premier son des mots que vous craignez.

3: BÉGAYEZ OUVERTEMENT ET N'ESSAYEZ PAS DE CACHER LE FAIT QUE VOUS ÊTES UNE PERSONNE QUI BÉGAIE.

Des sentiments de honte et d'embarras augmentent l'anticipation de difficultés (l'appréhension). Alors, travaillez à réduire les peurs que vous pouvez avoir au sujet de votre élocution en admettant volontairement devant les autres que vous êtes une personne qui bégaie. Cette attitude franche et ouverte contribuera à réduire cette honte et cet embarras que vous ressentez à cause de votre difficulté.

Si les individus qui bégaient n'avaient pas tenté de cacher le fait qu'ils bégaient, ils seraient pour la plupart moins émotifs face à leur problème et, par conséquent, leurs difficultés seraient beaucoup moindres.
Un des objectifs de cette importante recommandation est d'augmenter, à la fois, votre capacité à mieux tolérer le stress et à accroitre la confiance que vous avez en vous grâce à la désensibilisation.

4: FAITES DE VOTRE MIEUX POUR CESSER TOUTE HABITUDE D'ÉVITEMENT, DE TEMPORISATION ET DE SUBSTITUTION.

On peut définir l'évitement comme la fuite devant notre responsabilité d'affronter nos problèmes. La plupart des difficultés des personnes qui bégaient ne sont pas étrangères à leurs évitements. Ces derniers ont déjà été qualifiés de "pompe alimentant le réservoir de la crainte." Ce serait fantastique si vous preniez la ferme résolution d'éliminer les évitements.
"Plus vous évitez votre bégaiement, plus vous bégayerez. Plus vous serez ouvert et courageux, plus vous développerez une fluence durable."

5 : MAINTENEZ LE CONTACT VISUEL AVEC LES PERSONNES AVEC QUI VOUS CONVERSEZ.

Le maintien d'un contact visuel continu contribuera à réduire vos sentiments de honte et d'embarras.

6: LORSQUE VOUS PARLEZ, NE REVENEZ JAMAIS EN ARRIERE.

A moins que vous ne répétiez intentionnellement pour insister sur un mot ou une idée. Si vous bégayez, continuez à parler afin de ne pas retenir ou répéter un son. Certaines personnes qui bégaient ont l'habitude de répéter des sons - qui leur sont difficiles - en essayant de prononcer un mot (b-b-b-bonjour).
En maintenant la phonation ou le débit d'air de votre voix, vous ferez échec aux blocages soutenus, aux prolongations ou aux répétitions (involontaires) des sons ou des mots sur lesquels vous anticipez des difficultés.

7 : PARLEZ D'UNE VOIX MÉLODIEUSE AVEC DES INFLEXIONS.

Une expression naturelle ainsi que la variation de l'intonation et du débit de votre voix rendront votre élocution plus détendue et plus agréable.

Vous n’êtes pas seul !

Pourquoi moi ?

Vous êtes bègue et vous avez le sentiment que cela gâche votre vie et que vous êtes victime d’une injustice. Peut-être pensez-vous : « Pourquoi moi ? Pourquoi les autres ont-ils tout pour être heureux alors que le bégaiement gâche ma vie ? » C’est vrai que ce n’est pas drôle d’être bègue. Mais êtes-vous sûr que les autres ont vraiment tout pour être heureux et n’ont pas d’autres raisons de se plaindre ? Il peut y avoir pire que le bégaiement. Etes-vous sûr que les autres ne traînent pas eux aussi un fardeau invisible ?
Observez les autres lorsque vous vous marchez dans la rue.
La prochaine fois que vous marcherez dans la rue, observez attentivement les autres piétons. La majorité d’entre nous n’est pas très satisfaite de son aspect physique, de sa taille ou de sa couleur. La plupart des brunes rêvent d’être blondes et réciproquement. Beaucoup voudraient avoir un nez plus long ou plus court, être plus grand ou plus petit, plus maigre ou plus gros etc…
Pendant que vous marchez, examinez chacune des personnes que vous croisez et essayez de deviner pourquoi chacune de ces personnes pourraient ne pas être satisfaite d’elle-même. Essayez de discerner les petits détails qui pourraient dégrader l’opinion qu’elles ont d'elles-mêmes.
Maintenant, essayez de repérer la personne parfaite : belle, sûre d’elle même etc...
Je parie que vous devrez faire plusieurs kilomètres avant que vous puissiez la trouver !
Une fois que vous l’aurez repérée, observez la attentivement. Etes-vous sûr qu’elle se perçoit comme parfaite ? Peut-être n’avez vous par remarqué un petit détail que cette personne voit quand elle se regarde dans un miroir. Ou peut-être la vie de cette personne est minée par une maladie invisible, ou bien le deuil d’un être cher, ou un gros chagrin d’amour, ect….
J’espère que vous comprenez que le but de cet exercice n’est pas d’être méchant et de se moquer de son prochain. Vous devez faire cet exercice avec charité. Pratiquement toutes les personnes que vous croisez dans la rue sont des personnes sympathiques (exception faite d’une minorité de criminels que la police n’a pas encore arrêtés). Oui, malgré leurs imperfections ils sont tous des êtres humains sympathiques.
La plupart d’entre eux traînent, comme vous, un fardeau visible ou invisible; dans votre cas c’est le bégaiement, dans leur cas c’est autre chose et je ne suis pas sûr que vous voudriez faire l’échange. Vous risqueriez d’être perdant.
C’est vrai, la vie peut être difficile mais toutes ces personnes que vous croisez dans la rue font ce qu’elles peuvent pour améliorer leur vie.
Personne n’est parfait et vous n’êtes pas une exception au milieu des 5 milliards d’êtres humains imparfaits de la planète.
Vous pouvez mener une vie heureuse malgré votre problème d’élocution.
Faites de votre mieux et bonne chance !
Ecoutez les autres. Personne ne parle parfaitement.
D’après les statistiques, les bègues représentent environ 1% de la population. Est-ce que cela veut dire que 1% de la population bégaye et que les 99% restant parlent parfaitement ? Si vous êtes bègue, vous pensez probablement que tel est le cas. Mais la réalité n’est pas aussi nette.
Ecoutez attentivement les autres lorsqu’ils parlent. Ecoutez très attentivement et vous serez surpris de remarquer que très peu de gens s’expriment avec une élocution parfaite. En fait, on peut affirmer que personne sur terre ne parle parfaitement bien 100% du temps. La plupart des gens bégayent légèrement à peu près à chaque fois qu’ils ouvrent la bouche; ils bégayent si légèrement que cela passe généralement inaperçu, mais le fait est qu’ils bégayent.
Dans la plupart des cas, ce n’est peut-être pas, scientifiquement parlant, du véritable bégaiement, mais un autre type de dysfonctionnement du langage. Une personne peut avoir des difficultés à trouver le mot juste et dira «euuuuuuh» pendant quelques secondes. Ou alors, elle peut commencer la première syllabe d’un mot, réaliser que le mot n’est pas le bon, s’arrêter, dire «euuuuuuh», et redémarrer la phrase avec un mot plus approprié. Peu importe si ce n’est pas vraiment du bégaiement ; c'est un problème d’élocution tout comme le vôtre, mais moins important.
Ces dysfonctionnements du langage ne sont généralement pas remarqués parce qu’ils sont très courants.
Qu’est-ce que cela implique pour vous ?
Cette constatation revêle une importance capitale : Vous n’êtes pas un bègue au milieu d’une population s’exprimant à la perfection. Vous vivez au milieu d’une population de bègues légers et vous bégayez nettement plus que la moyenne. Je ne suis pas sûr que cela vous réconfortera réellement mais vous devriez au moins vous sentir un peu moins mal !
         - Si vous vous fixez comme objectif de parler avec une élocution sans faille, vous vous placez par avance en situation d’échec. Vous aurez l’impression d’échouer lamentablement à chaque fois que vous trébucherez légèrement sur une syllabe. Votre but doit être de devenir un bègue léger, c’est à dire, de ne pas bégayer plus que la moyenne des gens. Et même si vous bégayez un peu plus que la moyenne cela passera probablement inaperçu.
  • Réaliser que tout le monde bégaye légèrement va changer la perception que vous avez du bégaiement. Si vous bégayez légèrement, vous savez que c’est sans importance car tout le monde bégaye légèrement. Si vous bégayez fortement, vous savez que ce n’est pas si grave car tout le monde bégaye un peu. Vous savez maintenant que le bégaiement affecte pratiquement tout le monde. Vous êtes simplement affecté un peu plus que les autres.

 Suicide chez les personnes bègues ! Il ne faut pas abandonner, le bégaiement se soigne !

Les moqueries, le regards des autres, entraînent souvent de la solitude, de la dépression et des tentatives de suicides.
Si dans votre entourage, il y a une personne bègue, essayer de l'encourager à faire une de mes méthodes.
Soutenez le, psychologiquement, il aura besoin de vous !
Si vous êtes bègues, pensez à ces conseils, ils vous aideront à reprendre confiance en vous !

Mon enfant bégaye

On estime généralement que 20% des enfants bégayent à un moment ou à un autre de leur enfance. Dans la plupart des cas, le bégaiement disparaît en grandissant et ils finissent par parler normalement.
Toutefois, le bégaiement devient chronique chez 1% des jeunes enfants et vous devez demander conseil à un orthophoniste si votre enfant présente des ...troubles de la parole pendant un mois ou plus. Plus vous attendez, plus le bégaiement sera difficile à éliminer.
Afin de ne pas préoccuper l’enfant, il est préférable de ne pas l’emmener lors de la première consultation. L'orthophoniste souhaitera probablement faire connaissance avec l'enfant lors d’une seconde visite et faire le point de ses troubles d'élocution. Cela devra se faire de façon informelle afin de ne pas inquiéter l'enfant.
La thérapie elle-même n'est généralement pas conduite directement par l'orthophoniste mais plutôt par les parents. En changeant légèrement leur façon de parler et de se comporter avec l'enfant, les parents peuvent augmenter la confiance de l'enfant dans son aptitude à parler normalement. L'orthophoniste discutera avec les parents et leur expliquera comment procéder.
Ce n'est pas de votre faute si votre enfant bégaye. Mais vous pouvez néanmoins l'aider énormément à diminuer ou éliminer le bégaiement en changeant légèrement votre façon de parler et de communiquer avec lui et en améliorant sa confiance en lui-même: 
La conspiration du silence doit être évitée. Lorsqu’un enfant bégaye, les parents et la famille sont souvent si embarrassés qu'ils font semblant de ne pas remarquer le bégaiement. L'enfant a l'impression qu'on l'abandonne avec son bégaiement et ceci ne peut qu'empirer les choses. En conséquence, vous devriez essayer d’établir le dialogue avec l'enfant. Assurez-vous que vous ne montrez pas votre inquiétude. Vous devez mentionner son bégaiement de façon simple et décontractée pour éviter qu'il se culpabilise.
Quand vous parlez avec l'enfant, évitez d'utiliser des mots tels que «bégaiement» ou «orthophoniste». Un enfant ne comprend pas le sens de ces mots et cela risque fort de l’inquiéter. Efforcez vous d’utiliser des mots qui font partie de son vocabulaire.
Ne lui dites pas de "parler lentement", de "se calmer", de "respirer à fond". Ces conseils sont totalement inutiles et risque de lui faire perdre confiance dans son aptitude à bien parler et cela renforcera son bégaiement. Vous devez, au contraire, lui parler doucement et sans vous presser.
Un enfant ayant tendance à imiter ses parents, cela l'amènera naturellement à parler plus lentement. Utilisez des phrases courtes qu'un enfant peut comprendre facilement.
Si votre enfant vous pose une question, attendez quelques secondes avant de répondre. Encore une fois, l'enfant vous imitera et prendra lui aussi son temps pour parler.
Lorsque l'enfant vous parle, regardez-le et accordez lui toute votre attention. Le bégaiement augmente quand l'enfant a l'impression que son interlocuteur ne l'écoute pas. Montrez par l'expression de votre visage que vous l'écoutez et que vous comprenez ce qu'il vous dit.
Gardez un contact visuel avec l'enfant même quand il bégaye.
Soyez patient avec votre enfant. Ne montrez pas que vous êtes perturbé par son bégaiement. Montrez-lui que vous l'acceptez comme il est.
Ne l'interrompez pas quand il parle. Un enfant est plus détendu et a moins tendance à bégayer s'il sait qu'il ne sera pas interrompu. Assurez-vous que tous les membres de la famille parlent chacun à leur tour.
Un enfant n'aime pas être pressé de questions et c'est encore plus vrai avec les enfants qui bégayent. Evitez de poser des questions à l'enfant et laissez-le parler de ce qui lui plaît.
Félicitez votre enfant chaque fois qu'il fait quelque chose de bien. Cela augmentera sa confiance en lui.

Bégaiement, maladie ou handicap ?

Handicap !

Le bégaiement, également appelé bégaiement persistant, bégaiement développement mental persistant, ou bégaiement chronique est un trouble de la santé, affectant le débit de la parole chez les enfants ou les adultes.

L'organisation mondiale de la santé le définit comme une « parole caractérisée par une répétition fréquente de sons et de syllabes ou par des hésitations ou pauses fréquentes, et le classe parmi les « désordres émotionnels ou comportementaux ».

Le Ministère français de la Santé le définit comme un « trouble de l'expression verbale affectant le rythme de la parole en présence d'un interlocuteur ».
Les psychiatres le classe comme un « trouble de la communication ». Certains parlent de dyslalie.

Le bégaiement comprend souvent des répercussions psychologiques et sociales, allant de modérées à très lourdes pour la personne affectée. Il existe des cas de suicide où les conséquences du bégaiement sont un facteur avéré. Dans un grand nombre de pays, et pour les cas assez sévères, il est reconnu par les administrations comme étant un handicap. Certaines personnes concernées refusent au contraire les termes de maladie ou de handicap.

On appelle bègue, personne qui bégaie ou personne bègue la personne atteinte de ce trouble.

Il n'existe en 2011, pas de définition univoque et reconnue par tous les intervenants sur les délimitations du bégaiement, de ses manifestations, de ses conséquences et de ses causes.

Le bégaiement a longtemps été vu -et l'est encore par certains- comme purement psychologique. Son intermittence sur les mots et sur les phrases, en fonction des conditions, peut amener à penser ainsi, en l'absence de plus de données et de connaissances. De plus, une personne bègue bégaie généralement beaucoup moins lorsqu'elle est seule —ou se croit seule—, lorsqu'elle chante, lorsqu'elle joue un rôle, lorsqu'elle imite quelqu'un, lorsqu'elle prend un accent, lorsqu'elle parle au rythme d'un métronome.

Quand apparaît le bégaiement ?

La prévalence totale du trouble, c'est-à-dire la proportion des individus développant un bégaiement à une période de la vie, est d'environ 5%. Le bégaiement apparaît le plus souvent lors de la première enfance, peut faire suite à un retard du langage et « se contracte » vers l'âge de 2 à 6 ans. Ce trouble de l'élocution peut être favorisé par un contexte affectif difficile ou un événement familial particulier.

La proportion d'adultes bègues, au niveau mondial, est considérée comme égale à environ 1%. Cette proportion semble ne varier que peu selon les langues parlées, les cultures, et les ethnies. Le trouble touche majoritairement (75 à 85%) les sujets de sexe masculin, le ratio garçons/filles ou hommes/femmes étant évalué à entre 3 et 5, selon les études.

Personnes bègues célèbres : Tu n'es pas le seul ! (Par ordre chronologique de naissance)
  • Moïse, fondateur du judaïsme
  • Aristote, philosophe grec
  • Démosthène, homme d'état athénien
  • Virgile, poète latin
  • Louis II «le Bègue», roi de France
  • Thomas Becket, dit aussi saint Thomas de Canterbury, archevèque et homme politique anglais
  • Isaac Newton, philosophe, mathématicien, physicien, alchimiste, astronome et théologien anglais
  • Charles Ier, roi d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande
  • Louis XIII dit «le Juste», roi de France
  • Jean-Jacques Rousseau, écrivain et philosophe genevois
  • Napoléon Ie, empereur des français
  • Lewis Carroll, auteur anglais d'Alice au pays des merveilles
  • Théodore Roosevelt, président américain
  • Paul Valéry, écrivain français
  • Somerset Maugham, écrivain britannique
  • Winston Churchill, premier ministre anglais
  • Albert Einstein, physicien américain
  • Louis Jouvet, acteur et metteur en scène français
  • George VI, roi du Royaume-Uni, empereur des Indes
  • Yukio Mishima, auteur japonais
  • Marilyn Monroe, actrice américaine
  • Francis Perrin, acteur et metteur en scène français
  • Bruce Willis, acteur américain
  • François Bayrou, homme politique français
  • Emily Blunt, actrice britannique

Ne plus avoir honte d'être bègue !

Les bègues ont tendance à éviter le contact visuel avec leurs interlocuteurs; ils le font probablement pour ne pas lire l'embarras provoqué par leur bégaiement dans les yeux de leur interlocuteur.
Les bègues ont souvent une respiration irrégulière et essayent de parler avec très peu ou pas d'air dans leurs poumons. Quelques bègues essayent même de parler en inspirant.
Certains bègues évitent ou essayent d'éviter le bégaiement en substituant les mots : s'ils sentent qu'ils vont bégayer sur un mot particulier, ils le remplacent par un synonyme.
Quelques bègues y arrivent tellement bien que personne, pas même leur époux(se) ne sait qu'ils bégayent.
Les bègues utilisent souvent des mots inutiles tels que : "vous savez, voyons, disons que" etc… Ils ont l'impression que ces mots parasites leur donnent un élan qui les aide à franchir l'obstacle d'un mot redouté.
Les bègues ont tendance à réagir au stress en resserrant les muscles de leurs cordes vocales. Ceci explique probablement pourquoi le bégaiement empire souvent sous l'effet du stress.
Beaucoup de bègues évitent de bégayer en ne parlant pas.
En plus de ces façons de communiquer et de ces comportements insolites, beaucoup de bègues ont aussi des perceptions et des sentiments négatifs sur leur bégaiement et sur eux-mêmes.
Honte : les bègues sont souvent honteux de leur état et font des efforts énormes pour essayer de le cacher.
Culpabilité : les bègues se sentent souvent coupables de ne pas atteindre des objectifs qui selon eux seraient tout à fait à leur portée… si seulement ils avaient une bonne élocution.
Frustration : les bègues se sentent frustrés par leur incapacité à communiquer efficacement avec les autres.
Mauvaise estime de soi : le bégaiement induit souvent le sentiment d'être un incapable.

Les problèmes du bégaiement : Lutter tous les jours !

Assurément un handicap dans la vie quotidienne.
Il est vécu comme un enfer au quotidien.
Les bègues se sentent incompris.
La « précarité » des syllabes les décourage jour après jour, même les enfants se retrouvent en difficulté scolaire faute de pouvoir s’exprimer facilement en classe.
Un bègue est tout simplement doté à la naissance d’une hyper sensibilité, d’une forme de générosité, qui se répercutent au fil du temps sur son élocution.
Le bégaiement, dans la majorité des cas, c’est une succession de ratés de syllabes, qui entraîne les personnes qui en souffrent, vers l‘exclusion et plus de misère personnelle et professionnelle.
Je n’aurai jamais la prétention d’être thérapeute, un spécialiste du langage, ou autres : je n’ai fait aucune étude pour cela.
J’avais du mal à le supporter.
J’ai vécu avec, tant bien que mal, en permanence, jour et nuit.
Pour ma méthode, je ne me suis pas basé sur des suppositions en regard d’autres bègues, mais uniquement sur ma propre expérience.
Je l’ai combattu, j’en ai fait mon pire ennemi, j’ai construit seule, pierre après pierre mon combat, et cela jour après jour, à l’aide de mes voyages intérieurs, pour trouver tout simplement une nouvelle technique de lutte contre mon bégaiement.
La pensée va plus vite que la parole chez 100% des individus dits normalement constitués, qu’ils soient bègues ou non.
Parler sans respirer ou en apnée est tout à fait possible, dans les limites des capacités pulmonaires. Si si, essayez vous verrez ! En revanche, le bégaiement peut provoquer une mauvaise gestion de la respiration, une inversion du rythme respiratoire, des essoufflements.
La majorité des personnes timides, hypersensibles ou hyperémotives ne bégaieront jamais mais le bégaiement peut augmenter en intensité sous l’effet d’une intimidation, d’une émotion.
Ce serait si simple ! Il suffirait alors de traiter l’angoisse pour faire disparaitre le bégaiement ! On a envie de dire que « ça se saurait » et que si tel était le cas, au moins 80% de la population souffrirait de bégaiement. Donc là aussi c’est plutôt l’inverse.
Néanmoins, des personnes bégaieront davantage sous l’effet d’une angoisse, ce qui peut parfois justifier de la relaxation dans le traitement du bégaiement.
S’il est exact qu’un parent qui bégaie a plus de chances d’avoir un enfant qui bégaie, ceci s’explique par la transmission du terrain génétique, et non par une simple imitation.
Une grande idée qui se heurte à une interrogation : qu’est ce qu’on a de concret pour affirmer qu’on n’aurait jamais bégayé sans ce choc ? Une grande idée qui se heurte aussi à une réalité statistique : tant d’enfants subissent des chocs et les traumatismes à répétition, sans jamais bégayer.

Le bégaiement n’est pas un trouble psychologique.
Rajoutons un mot à cette phrase pour qu’elle soit vraie : on bégaie DAVANTAGE quand on a peur de bégayer. Voilà qui est vrai pour une majorité de personnes. Est-ce que vous auriez peur de bégayer si vous n’aviez jamais bégayé ?

Le bégaiement, c'est quoi ?

Ma respiration se bloque en permanence.
Je débute mes phrases en fin d’expiration, c’est-à-dire en apnée.
Mes épaules sont en permanence contractées, voir crispées.
Mon ventre se bloque.
J’appréhende toutes prises de parole.
J’ai peur de déranger à chaque prise de parole.
Je ressens toujours un empressement sur moi-même.
Je suis anxieuse.
Je suis doté d’hyper sensibilité, je prends à cœur toutes les choses qui se déroulent autour de moi.
J’ai en permanence la gorge nouée.
J'ai des sueurs froides.
J’ai des crises d’angoisses.
Je suis en permanence obligé de changer un mot par un autre, car le mot que je voulais dire en premier ne passe pas.
Je cherche mes mots avant de parler.
Lorsque je parle tout seul, je m’aperçois que je ne bégaie pas.

En général, le bègue a une respiration plus ou moins régulière voire oublie de respirer avant chaque phrase.
Décrocher un téléphone, demander à quelqu’un une direction, une rue, répondre à une question, faire des courses, rechercher un emploi… sont souvent des moments très mal vécus, et peuvent devenir très vite un enfer.

A propos du bégaiement en France

On estime à 1% le nombre de personnes atteintes par un problème de bégaiement, soit au moins
600 000 personnes.

Assurément un handicap dans la vie quotidienne.
Il faut savoir qu’un bègue n’a aucun problème d’élocution lorsqu’il est seul, lors d’un monologue.
En général, le bègue a une respiration plus ou moins régulière, voire oublie de respirer avant chaque phrase.
Un bègue respire uniquement par nécessité.

Les plus grandes difficultés d’une personne qui souffrent de bégaiement :

Dire son Nom Prénom et Adresse.
Décrocher le téléphone,
Dans la rue, demander une direction.
Répondre rapidement à une question.
Faire des courses.
Examens oraux.
Rechercher un emploi.
Entretiens d’embauche.

Classification des différents types de bégaiement.

Le bégaiement clonique : répétitions de syllabes ou «phonèmes» comme un article, une préposition ou un adverbe monosyllabique précédant un mot ressenti comme «chargé d'obligation» et anticipé bloquant sur sa première syllabe, ou la première syllabe d'un tel mot si l'anticipation porte sur une syllabe suivante. Ex: «Un un un café s'il vous plaît» ou «Un ca café s'il vous plaît».

Le bégaiement tonique : réalisation du blocage sur un mot (souvent celui qui rompt le silence ou qui donne du sens à l'intervention) et déblocage par l'émission de l'amorce de la syllabe prévue bloquante dans une explosion glottique après une période de résistance. Ex : « Un .....cccccafé s'il vous plaît».

Le bégaiement tonico-clonique : combinaison des deux types de bégaiement précédents.

Certains spécialistes rajoutent les manifestations suivantes, qui sont plus indirectes:

Le bégaiement par inhibition rend le sujet inerte après qu'on lui pose une question car il est pris au dépourvu peut-être par anticipation de blocage (au début ou au cours de l'intervention) et n'y trouve sur le moment aucune échappatoire, remarquée ou non. Le sujet présente alors pour les observateurs externes un moment d'absence, avant de reprendre la conversation.

Le « bégaiement » par substitution : le terme « bégaiement » est dans ce cas employé par extension de sens puisqu'il ne souligne pas une non-fluidité constatée. Il s'agit de l'ensemble des modifications de l'intervention prévue qui passent inaperçues aux oreilles des auditeurs et ne correspondent pas, dans leur esprit, à ce qu'ils entendent spontanément par « bégaiement » sans le définir, alors que la personne est tout autant victime du risque anticipé de blocage. C'est en réalité cette variante qui met le doigt sur le problème de fond et constitue la trame quotidienne du vécu de la personne concernée. Par exemple le fait de s'exprimer par synonymes ou périphrases : remplacement du mot anticipé bloquant par un autre : « Un express » au lieu de « Un café », et plus généralement la modification de la structure grammaticale de la phrase avec ajout de mots et d'expressions : « Eh bien, je vais prendre un petit café », y compris le fait de ne plus désigner la même chose (ex : « un chocolat ») ou, tout simplement, de préférer se taire, avec la frustration et l'image faussée donnée de soi qui en découle, même si les auditeurs n'ont entendu ni blocages ni répétitions mais ont plutôt l'impression d'avoir affaire à quelqu'un de confus, timide, sans conversation, manquant d'assurance, nerveux ou même impoli selon le cas.

Les phoniatres francophones classent (ou ont classé) la gravité d'un bégaiement selon quatre degrés de sévérité :
  • Premier degré : bégaiement léger, où l'on note quelques accidents de parole n'entravant pas notablement la communication,
  • Deuxième degré : bégaiement plus marqué, avec des accidents plus fréquents et plus prolongés, accompagnés éventuellement de troubles associés (tremblements, perte du regard) provoquant des interruptions de la communication,
  • Troisième degré : bégaiement sévère, avec accidents prolongés, troubles associés plus marqués (révulsion des yeux, spasmes respiratoires...) rendant impossible une communication suivie,
  • Quatrième degré : bégaiement empêchant pratiquement toute communication, chaque essai de parole étant le plus souvent voué à l'échec du fait de l'importance des « bégayages » et des troubles associés.
Cependant il s'agit d'un classement théorique et indicatif. En effet l'intensité d'un bégaiement chez un même individu peut varier sensiblement d'un instant à l'autre en fonction des circonstances, ou encore indépendamment d'elles.
Certains experts enfin décrivent le bégaiement comme un problème de l'enchaînement de la séquence parlée.

Le bégaiement acquis.
On appelle 'bégaiement acquis' ou 'bégaiement neurologique' une forme assez rare de bégaiement survenant à l'âge adulte, des suites d'une lésion ou d'un choc traumatique. La personne souffrant de bégaiement acquis, à la différence de celle souffrant du bégaiement persistant, bégaie aussi en chantant et ne bégaie pas plus en début d'énonciation.

Trouble neurologique

La recherche scientifique permet aujourd’hui d’affirmer que les causes essentielles du bégaiement sont biologiques. Les dix dernières années ont été riches en avancées capitales, qui ont confirmé les soupçons.

L’imagerie cérébrale ne cesse de déceler des anomalies physiques, anatomiques, structurelles, dans le cerveau des personnes qui bégaient..., en plus d’anomalies de fonctionnement tel un phénomène d’hypercompensation par activation anarchique de zones dans l’hémisphère opposé à celui du langage, une production excessive de dopamine…

Le bégaiement résulte donc d'une altération neurologique.

De plus, début 2010, on a identifié 4 gènes responsables du bégaiement. Ce n’est qu’un début.

Dans le cerveau des personnes qui bégaient, l’aire de Broca est physiquement endommagée par une lésion (déconnexion fibreuse), l’aire de Wernicke présente des anomalies de fonctionnement.

Ce ne sont que 2 caractéristiques parmi d’autres telles une faiblesse des noyaux gris centraux, une différence anatomique du corps calleux.

Le saviez-vous ? Réaction au stress.

Nous réagissons tous au stress de différentes manières, mais presque tous les bègues ont une chose en commun concernant leur réaction au stress : ils resserrent les muscles de leurs cordes vocales. Ceci explique pourquoi le bégaiement empire lorsqu'un bègue est sous pression.

Changement de nom :

Les bègues ont souvent des difficultés énormes à dire leur propre nom. C'est extrêmement embarrassant et certains bègues ont même demandé à changer leur nom pour un nom qu'ils peuvent prononcer facilement. Une fois que le changement de nom a été approuvé par les autorités, le bègue découvre souvent qu'il peut maintenant facilement prononcer son ancien nom, mais qu'il bloque sévèrement sur son nouveau nom.
Chanter, parler à l'unisson, murmurer.
Les bègues ne bégayent généralement pas quand ils chantent, parlent à l'unisson, murmurent, parlent à un animal familier ou à un petit enfant.
Une approche globale.
Le bégaiement est en effet un phénomène complexe impliquant beaucoup plus que les défauts d'élocution que remarquent généralement les "non-bègues".

Le bégaiement affecte l’ensemble de la personnalité du bègue et inclut des sentiments destructeurs tels que honte, embarras, culpabilité, complexe d'infériorité, frustration et angoisse à l'idée de parler dans certaines circonstances. Le bégaiement englobe aussi des comportements inhabituels tels que respiration irrégulière, fuite du regard et substitution de mots. Ces différents éléments interagissent entre eux, se renforcent les uns les autres et contribuent aux difficultés d’élocution.

Il est donc impératif de prendre chaque élément en compte pour éliminer efficacement le bégaiement.

Le bégaiement peut être comparé à un iceberg : 90% de la masse d'un iceberg est cachée sous la surface de la mer. De la même manière, la majeure partie du bégaiement est dissimulée. Les non-bègues remarquent seulement la partie émergée de l'iceberg (les difficultés d'élocution) et n'ont pas la moindre idée de la souffrance endurée par le bègue sous la surface.

Si tu as la volonté d'y arriver, alors tu y arriveras !

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Les enfants qui ont des parents bègues présentent trois fois plus de risques de développer un bégaiement.

Identification des premiers gènes :
En 2010, après des études au Pakistan, en Angleterre et aux États-Unis, une équipe de chercheurs dirigée par les Dr Changsoo Kang et Dennis Drayna a détecté une mutation des gènes GNPTAB, GNPTG et NAGPA sur le bras long du chromosome 12.

Cette études ne concernent que 10 pour cent des bègues.
Les problèmes de bégaiement sont aussi d'origine neurologique